29.06.2008

GAZON MAUDIT POUR CLERMONT

Décidément, le Stade de France ne veut pas sourire aux Auvergnats.
Je n'avais pas de favori. Pour moi, Toulouse ou Clermont, peu importe. Pourtant hier soir il y a eu un grand match de rugby, une finale qui a tenu ses promesses. Mais encore une fois le bouclier est parti sur les rives de la Garonne. On pourrait longtemps évoquer les théories de Freud sur le syndrome de l'échec, on peut faire plus simple : le bouclier est parti avec ceux qui ont le mieux joué et c'est tout. Deux occasions ratées et voilà Toulouse qui rit et Clermont qui pleure.
Hier soir, j'ai regardé les toulousains brandir le bouclier au-dessus de leurs têtes mais j'ai vu les yeux bleus d'Aurélien Rougerie embués de larmes, les yeux bleus hagards de Pierre Mignoni, les yeux bleus vides de Julien Bonnaire, les yeux bleu-outremer de Arnaud Privat répondant machinalement aux journalistes, j'ai vu Mario Ledesma la tête dans les genoux, j'ai vu les clermontois assis comme des petits garçons dans le gazon du Stade de France attendant je ne sais trop quoi, je ne sais trop qui, du réconfort certainement et j'ai eu mal pour eux. On dit que les femmes aiment les gagnants, les durs c'est vrai.... Elles aiment encore plus les petits garçons qui pleurent... gazon maudit va !
A+